ADIF Aisne

CINQ PATRIOTES sont massacrés, par les nazis

à URVILLERS Aisne, le 16 septembre 1944
Monsieur le Maire d’Urvillers nous a transmis un document relatant dans quelles circonstances, cinq patriotes ont été massacrés,sur le territoire de sa commune

A Urvillers, cinq Patriotes sont massacrés et pendus par les nazis.

Le 16 septembre 1944, à 11 heures 30, des corps humains sont mis à jour.

Monsieur Jules LEMAIRE allias « Trémy » - chef de groupe du secteur 145, commandé par le Docteur Jean LEONARD allias « Kallez »- se rend en compagnie de Monsieur BETEMPS – maire d’Urvillers -, à l’endroit où ont été découverts trois corps de sexe masculin.

Le lieu se trouve à environ un kilomètre de la ferme de Monsieur QUENTIN, dans un bosquet à la gauche du chemin longeant l’exploitation agricole.

Toute identification des corps était impossible sans l’aide d’un médecin. Le Docteur LEONARD fut donc requis pour cette tâche.

Il refusa les permis d’inhumer et donna une description des corps :

- Un homme de forte taille, ayant une fracture de la jambe gauche par balle, ayant une médaille de St-Christophe au revers de sa veste.
- Un jeune homme ayant les cheveux châtain foncé.
- Un homme de taille moyenne portant une veste en drap de chasseur de marque « Devred ».

Le Docteur LEONARD décida de faire transporter les corps à la morgue de Saint-Quentin pour autopsie.


Pour ces patriotes, il a pu être établi que, le Lundi 28 Août 1944, les allemands ont amené dans le village quatre hommes et ensuite deux femmes.

Un homme et les deux femmes (la mère et la fille arrêtées à Ribemont) furent emmenés le 29 Août 1944, après avoir été séparés du groupe.

Les allemands avaient déclaré à la population d’Urvillers que ces prisonniers seraient pendus sans en donner la raison.

L’exécution des trois patriotes (Désiré BOCQUET, René LEFEBVRE, Roger LEROY, tous de Sissy) trouvés le 16 Septembre 1944, avait eu lieu dans la nuit du 29 au 30 Août par la compagnie de S.S parachutistes commandée par le capitaine GERHLAU.

Le sort des trois autres patriotes étant inconnu, il fut demandé à Monsieur BETEMPS – maire – de faire des recherches sur sa commune pour les retrouver

Deux corps seront découverts près de l’endroit où furent trouvés les trois premiers :

- Une femme, Madame Suzanne CHAZAL née LEGERE, mère de quatre enfants
- Un jeune homme Jean BOURDON de Saint-Quentin.

La troisième patriote, Paulette, fille de Madame CHAZAL était vivante. Elle n’a dû son salut qu’à la pitié de l’un des bourreaux qui, après l’avoir dissimulée, l’a ramenée sur la route de Ribemont et a laissé croire à son chef qu’elle avait été massacrée comme les autres.

Au total, cinq corps atrocement martyrisés : les membres avaient été broyés à coup de crosse, les doigts des mains étaient écrasés, les yeux avaient été sortis de leurs orbites ou crevés (sauf ceux de Madame CHAZAL). Tous avaient été pendus, puis enterrés sommairement au pied de l’arbre ayant servi de gibet

(Source : rapports de Mrs LEONARD et LEMAIRE, récits de l’Abbé BASSEVILLE.)


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