ADIF Aisne

RAVENSBRÜCK -Sabotage à l’usine

Avec de petits, mais efficaces moyens.

Sabotage à l’usine

Le souci de tous les déportés, hommes et femmes, condamnés illégalement à travailler pour l’effort de guerre ennemi, a été constamment le sabotage.
On y risquait évidemment la mort, et trois de nos compagnes l’ont ainsi payé. Il fallait le faire assez adroitement pour que la manœuvre ne soit pas apparente. Bien sûr, nous, peu familiarisées avec les problèmes mécaniques, nous ne pouvions le faire que par des petites manœuvres naïves, avec l’espérance au cœur que « si ça ne fait pas de mal, ça ne peut pas faire de bien » : cracher sur la poudre, glisser une poignée de cheveux sous la presse, arroser les seaux à poudre avec l’arrosoir-à-dépoussiérer le sol, dévisser au hasard quelques vis sous les machines. Ce qui parfois mettait vraiment la machine en panne !
Et parfois l’arrêt de travail de ce poste durait deux, trois jours, jusqu’à l’arrivée d’un spécialiste car soit incompétence soit volonté délibérée, notre Meister n’arrivait pas à trouver cette panne provoquée au hasard par des ouvrières de hasard.

 

Eliane Jeannin Garreau
27 492 Ravensbrück

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